[article] Attentes des médecins généralistes vis-à-vis des kinésithérapeutes libéraux : une étude Delphi sur la communication interprofessionnelle [revue] / Héloïse Faure, Auteur ; Delphine Guyet, Auteur ; Etienne Panchout, Auteur . - 2026 . - 8-15. Langues : Français in Kinésithérapie la revue > n°290 (février 2026) . - 8-15 | Mots-clés : | collaboration communication interprofessionnalité kinésithérapie méthode delphi profession libérale
| | Résumé : | Introduction :
La collaboration interprofessionnelle est essentielle à la qualité, la continuité et l’efficience des soins. Pourtant, la communication entre médecins généralistes (MG) et kinésithérapeutes libéraux (KL) reste limitée. Les outils existants, tels que la fiche bilan diagnostique kinésithérapique (BDK) ou le modèle situation-antécédents-évaluation-demande (SAED), sont peu utilisés car perçus comme trop techniques ou inadaptés à la pratique médicale quotidienne. Cette étude visait à identifier les informations que les MG jugent pertinentes à recevoir de la part des KL afin de construire un modèle de transmission mieux adapté à leurs attentes.
Méthodes :
Une étude Delphi modifiée a été menée dans un paradigme pragmatique. Douze MG ont participé au premier tour, neuf aux deux suivants. Trois vagues de questionnaires ont été diffusées, avec des seuils de consensus fixés à 80 % pour les deux premières rondes et à 70 % pour la troisième. L’anonymat, l’itérativité et un retour contrôlé d’information ont été garantis via la plateforme Lime Survey ©. Les items ont été construits à partir de sources scientifiques, réglementaires et cliniques, puis validés par un pré-test.
Résultats :
Vingt-six items ont atteint le consensus. Les MG privilégiaient une transmission ciblée, non systématique, à adresser en fin de prise en soins ou en cas d’événement indésirable. Le format préféré était une fiche synthétique d’une page transmise par messagerie sécurisée. La fiche BDK, jugée trop dense, était rejetée. Les informations jugées pertinentes incluaient les drapeaux rouges, l’évolution clinique, la douleur (échelles, localisation, facteurs modulateurs), les limitations fonctionnelles, la motivation et l’observance du patient, les objectifs du patient et, si nécessaire, ceux du KL, ainsi que la fréquence des séances et les traitements influents.
Discussion :
Les résultats confirment que les MG attendent une communication synthétique et directement utile à la décision médicale, et non un compte rendu détaillé du processus de raisonnement du kinésithérapeute. Cette position reflète une évolution dans la relation interprofessionnelle qui valorise l’expertise du KL dans un cadre collaboratif. Ainsi, la prescription est perçue moins comme un ordre que comme un outil de coordination. L’étude souligne également que la forme de la transmission brève, intégrée aux outils numériques, conditionne son acceptabilité. Les MG privilégient les canaux sécurisés intégrables à leur logiciel métier. Les transmissions papier, téléphoniques ou via le DMP sont peu souhaitées.
Conclusion :
Cette étude montre un consensus net des MG en faveur d’une communication interprofessionnelle synthétique et structurée. Elle propose un modèle co-construit aligné sur leurs attentes, à intégrer dans la pratique quotidienne des KL. Cette dynamique ouvre des perspectives concrètes pour renforcer la collaboration, adapter les outils numériques, et alimenter les dispositifs de formation initiale et continue à l’interprofessionnalité. | | En ligne : | http://www.em-premium.com/revue/kine |
[article] in Kinésithérapie la revue > n°290 (février 2026) . - 8-15 | Titre : | Attentes des médecins généralistes vis-à-vis des kinésithérapeutes libéraux : une étude Delphi sur la communication interprofessionnelle | | Type de document : | revue | | Auteurs : | Héloïse Faure, Auteur ; Delphine Guyet, Auteur ; Etienne Panchout, Auteur | | Année de publication : | 2026 | | Article en page(s) : | 8-15 | | Langues : | Français | | Mots-clés : | collaboration communication interprofessionnalité kinésithérapie méthode delphi profession libérale
| | Résumé : | Introduction :
La collaboration interprofessionnelle est essentielle à la qualité, la continuité et l’efficience des soins. Pourtant, la communication entre médecins généralistes (MG) et kinésithérapeutes libéraux (KL) reste limitée. Les outils existants, tels que la fiche bilan diagnostique kinésithérapique (BDK) ou le modèle situation-antécédents-évaluation-demande (SAED), sont peu utilisés car perçus comme trop techniques ou inadaptés à la pratique médicale quotidienne. Cette étude visait à identifier les informations que les MG jugent pertinentes à recevoir de la part des KL afin de construire un modèle de transmission mieux adapté à leurs attentes.
Méthodes :
Une étude Delphi modifiée a été menée dans un paradigme pragmatique. Douze MG ont participé au premier tour, neuf aux deux suivants. Trois vagues de questionnaires ont été diffusées, avec des seuils de consensus fixés à 80 % pour les deux premières rondes et à 70 % pour la troisième. L’anonymat, l’itérativité et un retour contrôlé d’information ont été garantis via la plateforme Lime Survey ©. Les items ont été construits à partir de sources scientifiques, réglementaires et cliniques, puis validés par un pré-test.
Résultats :
Vingt-six items ont atteint le consensus. Les MG privilégiaient une transmission ciblée, non systématique, à adresser en fin de prise en soins ou en cas d’événement indésirable. Le format préféré était une fiche synthétique d’une page transmise par messagerie sécurisée. La fiche BDK, jugée trop dense, était rejetée. Les informations jugées pertinentes incluaient les drapeaux rouges, l’évolution clinique, la douleur (échelles, localisation, facteurs modulateurs), les limitations fonctionnelles, la motivation et l’observance du patient, les objectifs du patient et, si nécessaire, ceux du KL, ainsi que la fréquence des séances et les traitements influents.
Discussion :
Les résultats confirment que les MG attendent une communication synthétique et directement utile à la décision médicale, et non un compte rendu détaillé du processus de raisonnement du kinésithérapeute. Cette position reflète une évolution dans la relation interprofessionnelle qui valorise l’expertise du KL dans un cadre collaboratif. Ainsi, la prescription est perçue moins comme un ordre que comme un outil de coordination. L’étude souligne également que la forme de la transmission brève, intégrée aux outils numériques, conditionne son acceptabilité. Les MG privilégient les canaux sécurisés intégrables à leur logiciel métier. Les transmissions papier, téléphoniques ou via le DMP sont peu souhaitées.
Conclusion :
Cette étude montre un consensus net des MG en faveur d’une communication interprofessionnelle synthétique et structurée. Elle propose un modèle co-construit aligné sur leurs attentes, à intégrer dans la pratique quotidienne des KL. Cette dynamique ouvre des perspectives concrètes pour renforcer la collaboration, adapter les outils numériques, et alimenter les dispositifs de formation initiale et continue à l’interprofessionnalité. | | En ligne : | http://www.em-premium.com/revue/kine |
|