[article] Dysfonction cognitive postopératoire : détection, prévention et traitement [revue] / Mohamed Seyour, Auteur ; Elias Fariss, Auteur ; Marc Nkana Tsobgnie, Auteur ; Mia Gisselbaek, Auteur ; Sarah Saxena, Auteur . - 2026 . - 154-168. Langues : Français in Anesthésie & réanimation > vol.12 n°2 (avril 2026) . - 154-168 | Mots-clés : | anesthésie période périopératoire sujet âgé trouble cognitif trouble neurocognitif
| | Résumé : | La dysfonction cognitive postopératoire (DCPO), désormais intégrée au spectre des troubles neurocognitifs périopératoires, correspond à un déclin cognitif persistant entre 30 jours et 12 mois après une chirurgie. Elle touche préférentiellement les patients âgés et fragiles et s’associe à une perte d’autonomie, une altération de la qualité de vie, une institutionnalisation accrue et une mortalité augmentée, avec un fardeau économique substantiel. Malgré une sensibilisation croissante, la prise en charge reste limitée par le sous-diagnostic, l’hétérogénéité des définitions, des batteries de tests et des fenêtres d’évaluation, ainsi que par l’absence d’un consensus opérationnel unique en routine clinique. Sur le plan diagnostique, les outils de dépistage rapides facilitent l’identification d’un trouble neurocognitif préexistant, facteur de risque majeur, tandis que les batteries neuropsychologiques par domaines et les approches statistiques restent centrales en recherche. Les mécanismes actuels convergent vers un rôle clé de la neuro-inflammation post-chirurgicale, favorisée par la vulnérabilité cérébrale liée à l’âge et entretenue par les complications postopératoires. La prévention repose sur une stratification préopératoire, l’optimisation des facteurs modifiables, et des stratégies peropératoires ciblées. Les interventions non pharmacologiques apparaissent particulièrement prometteuses. Sur le plan pharmacologique, la dexmédétomidine est l’agent le plus étudié, tandis que d’autres pistes restent à confirmer. Les priorités futures incluent l’harmonisation des critères diagnostiques, le développement de biomarqueurs prédictifs et l’intégration d’approches personnalisées, potentiellement soutenues par l’intelligence artificielle. Cette revue narrative synthétise la littérature récente sur la DCPO en se concentrant sur la détection et le diagnostic, la prévention, et les options thérapeutiques. | | En ligne : | https://www.sciencedirect.com/search?pub=Anesth%C3%A9sie+%26+R%C3%A9animation&ci [...] |
[article] in Anesthésie & réanimation > vol.12 n°2 (avril 2026) . - 154-168 | Titre : | Dysfonction cognitive postopératoire : détection, prévention et traitement | | Type de document : | revue | | Auteurs : | Mohamed Seyour, Auteur ; Elias Fariss, Auteur ; Marc Nkana Tsobgnie, Auteur ; Mia Gisselbaek, Auteur ; Sarah Saxena, Auteur | | Année de publication : | 2026 | | Article en page(s) : | 154-168 | | Langues : | Français | | Mots-clés : | anesthésie période périopératoire sujet âgé trouble cognitif trouble neurocognitif
| | Résumé : | La dysfonction cognitive postopératoire (DCPO), désormais intégrée au spectre des troubles neurocognitifs périopératoires, correspond à un déclin cognitif persistant entre 30 jours et 12 mois après une chirurgie. Elle touche préférentiellement les patients âgés et fragiles et s’associe à une perte d’autonomie, une altération de la qualité de vie, une institutionnalisation accrue et une mortalité augmentée, avec un fardeau économique substantiel. Malgré une sensibilisation croissante, la prise en charge reste limitée par le sous-diagnostic, l’hétérogénéité des définitions, des batteries de tests et des fenêtres d’évaluation, ainsi que par l’absence d’un consensus opérationnel unique en routine clinique. Sur le plan diagnostique, les outils de dépistage rapides facilitent l’identification d’un trouble neurocognitif préexistant, facteur de risque majeur, tandis que les batteries neuropsychologiques par domaines et les approches statistiques restent centrales en recherche. Les mécanismes actuels convergent vers un rôle clé de la neuro-inflammation post-chirurgicale, favorisée par la vulnérabilité cérébrale liée à l’âge et entretenue par les complications postopératoires. La prévention repose sur une stratification préopératoire, l’optimisation des facteurs modifiables, et des stratégies peropératoires ciblées. Les interventions non pharmacologiques apparaissent particulièrement prometteuses. Sur le plan pharmacologique, la dexmédétomidine est l’agent le plus étudié, tandis que d’autres pistes restent à confirmer. Les priorités futures incluent l’harmonisation des critères diagnostiques, le développement de biomarqueurs prédictifs et l’intégration d’approches personnalisées, potentiellement soutenues par l’intelligence artificielle. Cette revue narrative synthétise la littérature récente sur la DCPO en se concentrant sur la détection et le diagnostic, la prévention, et les options thérapeutiques. | | En ligne : | https://www.sciencedirect.com/search?pub=Anesth%C3%A9sie+%26+R%C3%A9animation&ci [...] |
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