[article] Explorations des réactions d’HSI périopératoires : sommes-nous au bout de ce que nous savons faire ? [revue] / Sébastien Franchina, Auteur ; Catherine Neukirch, Auteur . - 2026 . - 67-72. Langues : Français in Anesthésie & réanimation > vol.12 n°1 (février 2026) . - 67-72 | Mots-clés : | hypersensibilité période périopératoire test tryptase
| | Résumé : | Les réactions d’hypersensibilité périopératoires restent un événement rare, grave et redouté des procédures médicochirurgicales. Les mécanismes immunologiques sous-jacents sont de mieux en mieux compris, impliquant l’immunité adaptative médiée par les IgE ou les IgG. Il semble que l’immunité innée puisse aussi être responsable de ces réactions sous-entendant une possible absence de récidive lors d’une réexposition future. Ces réactions représentent un challenge diagnostique en raison de leur gravité potentielle, des produits mis en cause et des multiples administrations médicamenteuses synchrones lors de ces procédures. Les enjeux du diagnostic sont de sécuriser les anesthésies futures, sans créer d’impasse thérapeutique pour les patients dont l’accès à des procédures chirurgicales peut être bloqué après un tel événement. Les outils d’exploration actuels de l’hypersensibilité immédiate font principalement appel aux tests cutanés et aux examens biologiques. Les tests cutanés, nécessitant une réalisation parfaite, semblent performants avec une bonne valeur prédictive négative. Biologiquement, l’histaminémie, la tryptasémie et les IgE spécifiques permettent d’étayer le diagnostic, et complètent les résultats des tests cutanés. L’augmentation de la tryptase, avec une cinétique de décroissance au décours de la réaction, témoigne spécifiquement d’une activation mastocytaire, mais ne préjuge pas à elle seule du mécanisme allergique IgE-médié ou non. Le test d’activation des basophiles, utilisant la cytométrie en flux, est une aide au diagnostic de 2e intention, de plus en plus accessible, mais une technique délicate. Bien que la performance globale de ces outils combinés soit bonne, à la condition d’appliquer une démarche rigoureuse, par des équipes formées d’allergologues, d’anesthésistes-réanimateurs, et d’immunologistes, il persiste des limites dans le diagnostic étiologique, ci-après développées, bien que mieux connues et prises en compte à mesure que la recherche en immuno-allergologie progresse. En cas de situation diagnostique complexe ou bloquante, la réalisation d’un test de réintroduction d’un médicament anesthésique, dans des centres d’expertise, après réunion de concertation multidisciplinaire, est un outil novateur qui se développe depuis quelques années. | | En ligne : | https://www.sciencedirect.com/search?pub=Anesth%C3%A9sie+%26+R%C3%A9animation&ci [...] |
[article] in Anesthésie & réanimation > vol.12 n°1 (février 2026) . - 67-72 | Titre : | Explorations des réactions d’HSI périopératoires : sommes-nous au bout de ce que nous savons faire ? | | Type de document : | revue | | Auteurs : | Sébastien Franchina, Auteur ; Catherine Neukirch, Auteur | | Année de publication : | 2026 | | Article en page(s) : | 67-72 | | Langues : | Français | | Mots-clés : | hypersensibilité période périopératoire test tryptase
| | Résumé : | Les réactions d’hypersensibilité périopératoires restent un événement rare, grave et redouté des procédures médicochirurgicales. Les mécanismes immunologiques sous-jacents sont de mieux en mieux compris, impliquant l’immunité adaptative médiée par les IgE ou les IgG. Il semble que l’immunité innée puisse aussi être responsable de ces réactions sous-entendant une possible absence de récidive lors d’une réexposition future. Ces réactions représentent un challenge diagnostique en raison de leur gravité potentielle, des produits mis en cause et des multiples administrations médicamenteuses synchrones lors de ces procédures. Les enjeux du diagnostic sont de sécuriser les anesthésies futures, sans créer d’impasse thérapeutique pour les patients dont l’accès à des procédures chirurgicales peut être bloqué après un tel événement. Les outils d’exploration actuels de l’hypersensibilité immédiate font principalement appel aux tests cutanés et aux examens biologiques. Les tests cutanés, nécessitant une réalisation parfaite, semblent performants avec une bonne valeur prédictive négative. Biologiquement, l’histaminémie, la tryptasémie et les IgE spécifiques permettent d’étayer le diagnostic, et complètent les résultats des tests cutanés. L’augmentation de la tryptase, avec une cinétique de décroissance au décours de la réaction, témoigne spécifiquement d’une activation mastocytaire, mais ne préjuge pas à elle seule du mécanisme allergique IgE-médié ou non. Le test d’activation des basophiles, utilisant la cytométrie en flux, est une aide au diagnostic de 2e intention, de plus en plus accessible, mais une technique délicate. Bien que la performance globale de ces outils combinés soit bonne, à la condition d’appliquer une démarche rigoureuse, par des équipes formées d’allergologues, d’anesthésistes-réanimateurs, et d’immunologistes, il persiste des limites dans le diagnostic étiologique, ci-après développées, bien que mieux connues et prises en compte à mesure que la recherche en immuno-allergologie progresse. En cas de situation diagnostique complexe ou bloquante, la réalisation d’un test de réintroduction d’un médicament anesthésique, dans des centres d’expertise, après réunion de concertation multidisciplinaire, est un outil novateur qui se développe depuis quelques années. | | En ligne : | https://www.sciencedirect.com/search?pub=Anesth%C3%A9sie+%26+R%C3%A9animation&ci [...] |
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