[article] Nouveautés sur la pronostication après traumatisme crânien : où en sommes-nous en 2025 ? [revue] / Pauline Aubry, Auteur ; Remy Bernard, Auteur ; Vincent Doat Sarfati, Auteur ; Victor Jullien, Auteur ; Léa Meyer, Auteur ; Louis Puybasset, Auteur ; Alice Jacquens, Auteur ; Vincent Degos, Auteur . - 2026 . - 139-144. Langues : Français in Anesthésie & réanimation > vol.12 n°2 (avril 2026) . - 139-144 | Mots-clés : | EEG électroencéphalographie IRM cérébrale TC traumatisme crânien trouble de la conscience
| | Résumé : | La neuropronostication après traumatisme crânien sévère demeure l’un des exercices les plus complexes et les plus engageants de la médecine de réanimation. Dès l’admission, la sédation nécessaire à la prévention des lésions secondaires prive le clinicien de l’examen neurologique, transformant les premiers jours de prise en charge en une zone de pénombre clinique. Aucun signe isolé ne permet aujourd’hui de prédire avec certitude le devenir neurologique. Les scores pronostiques tels qu’IMPACT ou CRASH offrent une aide à la stratification du risque, mais leurs performances restent modérées lorsqu’ils sont utilisés seuls. Les biomarqueurs sériques, longtemps espérés comme outils décisifs, n’ont pas encore trouvé leur place en pratique courante, malgré des résultats prometteurs pour le GFAP et l’UCH-L1. L’électroencéphalogramme occupe une place centrale : un EEG discontinu ou non réactif est associé à un pronostic défavorable, tandis que l’identification d’une dissociation cognitivo-motrice révèle, chez certains patients, une conscience masquée aux implications pronostiques majeures. L’IRM avec séquences de tenseur de diffusion apporte une lecture microstructurale précieuse, permettant de distinguer des profils pronostiques favorables, défavorables ou indéterminés, au prix toutefois d’une logistique lourde et d’une proportion importante de zones grises. Les recommandations récentes convergent vers une approche multimodale, intégrant données cliniques, neuro-imagerie et neurophysiologie, et insistent sur la nécessité de différer toute pronostication avant 72 heures afin d’éviter les prophéties autoréalisatrices. Plus qu’un verdict, la neuropronostication apparaît ainsi comme un chemin clinique collectif, structuré, où le temps devient un allié, et où l’incertitude, éclairée, doit être pleinement assumée. | | En ligne : | https://www.sciencedirect.com/search?pub=Anesth%C3%A9sie+%26+R%C3%A9animation&ci [...] |
[article] in Anesthésie & réanimation > vol.12 n°2 (avril 2026) . - 139-144 | Titre : | Nouveautés sur la pronostication après traumatisme crânien : où en sommes-nous en 2025 ? | | Type de document : | revue | | Auteurs : | Pauline Aubry, Auteur ; Remy Bernard, Auteur ; Vincent Doat Sarfati, Auteur ; Victor Jullien, Auteur ; Léa Meyer, Auteur ; Louis Puybasset, Auteur ; Alice Jacquens, Auteur ; Vincent Degos, Auteur | | Année de publication : | 2026 | | Article en page(s) : | 139-144 | | Langues : | Français | | Mots-clés : | EEG électroencéphalographie IRM cérébrale TC traumatisme crânien trouble de la conscience
| | Résumé : | La neuropronostication après traumatisme crânien sévère demeure l’un des exercices les plus complexes et les plus engageants de la médecine de réanimation. Dès l’admission, la sédation nécessaire à la prévention des lésions secondaires prive le clinicien de l’examen neurologique, transformant les premiers jours de prise en charge en une zone de pénombre clinique. Aucun signe isolé ne permet aujourd’hui de prédire avec certitude le devenir neurologique. Les scores pronostiques tels qu’IMPACT ou CRASH offrent une aide à la stratification du risque, mais leurs performances restent modérées lorsqu’ils sont utilisés seuls. Les biomarqueurs sériques, longtemps espérés comme outils décisifs, n’ont pas encore trouvé leur place en pratique courante, malgré des résultats prometteurs pour le GFAP et l’UCH-L1. L’électroencéphalogramme occupe une place centrale : un EEG discontinu ou non réactif est associé à un pronostic défavorable, tandis que l’identification d’une dissociation cognitivo-motrice révèle, chez certains patients, une conscience masquée aux implications pronostiques majeures. L’IRM avec séquences de tenseur de diffusion apporte une lecture microstructurale précieuse, permettant de distinguer des profils pronostiques favorables, défavorables ou indéterminés, au prix toutefois d’une logistique lourde et d’une proportion importante de zones grises. Les recommandations récentes convergent vers une approche multimodale, intégrant données cliniques, neuro-imagerie et neurophysiologie, et insistent sur la nécessité de différer toute pronostication avant 72 heures afin d’éviter les prophéties autoréalisatrices. Plus qu’un verdict, la neuropronostication apparaît ainsi comme un chemin clinique collectif, structuré, où le temps devient un allié, et où l’incertitude, éclairée, doit être pleinement assumée. | | En ligne : | https://www.sciencedirect.com/search?pub=Anesth%C3%A9sie+%26+R%C3%A9animation&ci [...] |
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