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Auteur Louis Puybasset
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[article] Loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie : analyse et commentaires [revue] / Régis Aubry, Auteur ; Louis Puybasset, Auteur ; Bernard Devalois, Auteur ; et al., Auteur . - 2016 . - p.165-170.
Langues : Français
in Médecine palliative > vol.15 n°3 (juin 2016) . - p.165-170
Mots-clés : directive anticipée
droit du patient
fin de vie
loi
loi Claeys Leonetti
sédationRésumé : La loi no 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie renforce les droits précédents et introduit un droit nouveau. Le statut de la personne de confiance est renforcé. Les directives anticipées deviennent contraignantes mais ne sont pas opposables : elles s’imposent au médecin sauf dans trois cas : une urgence vitale, un caractère manifestement inapproprié ou une rédaction non conforme à la situation médicale du patient. Aucune durée de validité n’est exigée. Elles pourront être rédigées conformément à un modèle élaboré par la Haute Autorité de santé, qui prévoit la situation de la personne selon qu’elle se sait ou non atteinte d’une affection grave au moment où elle les rédige. Le médecin sera probablement incité à aider le patient à la rédaction de ses directives. Le « registre national » prévu dans la loi comme référence en termes de stockage, d’accessibilité et de sécurité pour les directives anticipées, pourrait être le dossier médical partagé. La loi introduit le droit à une sédation profonde et continue jusqu’au décès dans trois circonstances précises : (1) à la demande du patient lorsque son pronostic vital est engagé à court terme, lorsqu’il présente un ou des symptômes ou une souffrance impossibles à contrôler autrement que par cette sédation ; (2) à la demande du patient lorsqu’il choisit l’arrêt d’un traitement qui le maintient en vie artificiellement, cet arrêt devant engager son pronostic vital à court terme et être susceptible d’entraîner une souffrance insupportable ; (3) enfin, lorsque le patient ne peut pas exprimer sa volonté et lorsque le médecin, au terme d’une procédure collégiale, arrête un traitement de maintien en vie, au titre du refus de l’obstination déraisonnable ; la sédation profonde et continue s’impose lorsque le patient présente des signes de souffrance, ou que celle-ci ne peut être évaluée du fait de son état cérébral ou cognitif. La loi prévoit que ces pratiques s’appliquent après un contrôle a priori. Celui-ci est réalisé dans le cadre d’une procédure collégiale d’un nouveau genre. La bonne application de cette nouvelle loi dépendra largement des décrets d’application. Elle dépend aussi de la mise en place d’une véritable politique de développement des soins palliatifs et des recommandations professionnelles qui seront à réaliser. Certaines questions restent en suspens et devront faire l’objet de travaux d’approfondissement et de recherche. [article]
in Médecine palliative > vol.15 n°3 (juin 2016) . - p.165-170
Titre : Loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie : analyse et commentaires Type de document : revue Auteurs : Régis Aubry, Auteur ; Louis Puybasset, Auteur ; Bernard Devalois, Auteur ; et al., Auteur Année de publication : 2016 Article en page(s) : p.165-170 Langues : Français Mots-clés : directive anticipée
droit du patient
fin de vie
loi
loi Claeys Leonetti
sédationRésumé : La loi no 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie renforce les droits précédents et introduit un droit nouveau. Le statut de la personne de confiance est renforcé. Les directives anticipées deviennent contraignantes mais ne sont pas opposables : elles s’imposent au médecin sauf dans trois cas : une urgence vitale, un caractère manifestement inapproprié ou une rédaction non conforme à la situation médicale du patient. Aucune durée de validité n’est exigée. Elles pourront être rédigées conformément à un modèle élaboré par la Haute Autorité de santé, qui prévoit la situation de la personne selon qu’elle se sait ou non atteinte d’une affection grave au moment où elle les rédige. Le médecin sera probablement incité à aider le patient à la rédaction de ses directives. Le « registre national » prévu dans la loi comme référence en termes de stockage, d’accessibilité et de sécurité pour les directives anticipées, pourrait être le dossier médical partagé. La loi introduit le droit à une sédation profonde et continue jusqu’au décès dans trois circonstances précises : (1) à la demande du patient lorsque son pronostic vital est engagé à court terme, lorsqu’il présente un ou des symptômes ou une souffrance impossibles à contrôler autrement que par cette sédation ; (2) à la demande du patient lorsqu’il choisit l’arrêt d’un traitement qui le maintient en vie artificiellement, cet arrêt devant engager son pronostic vital à court terme et être susceptible d’entraîner une souffrance insupportable ; (3) enfin, lorsque le patient ne peut pas exprimer sa volonté et lorsque le médecin, au terme d’une procédure collégiale, arrête un traitement de maintien en vie, au titre du refus de l’obstination déraisonnable ; la sédation profonde et continue s’impose lorsque le patient présente des signes de souffrance, ou que celle-ci ne peut être évaluée du fait de son état cérébral ou cognitif. La loi prévoit que ces pratiques s’appliquent après un contrôle a priori. Celui-ci est réalisé dans le cadre d’une procédure collégiale d’un nouveau genre. La bonne application de cette nouvelle loi dépendra largement des décrets d’application. Elle dépend aussi de la mise en place d’une véritable politique de développement des soins palliatifs et des recommandations professionnelles qui seront à réaliser. Certaines questions restent en suspens et devront faire l’objet de travaux d’approfondissement et de recherche. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00028710 Rev Revue Centre de documentation Archive Disponible Nouveautés sur la pronostication après traumatisme crânien : où en sommes-nous en 2025 ? / Pauline Aubry in Anesthésie & réanimation, vol.12 n°2 (avril 2026)
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[article] Nouveautés sur la pronostication après traumatisme crânien : où en sommes-nous en 2025 ? [revue] / Pauline Aubry, Auteur ; Remy Bernard, Auteur ; Vincent Doat Sarfati, Auteur ; Victor Jullien, Auteur ; Léa Meyer, Auteur ; Louis Puybasset, Auteur ; Alice Jacquens, Auteur ; Vincent Degos, Auteur . - 2026 . - 139-144.
Langues : Français
in Anesthésie & réanimation > vol.12 n°2 (avril 2026) . - 139-144
Mots-clés : EEG électroencéphalographie
IRM cérébrale
TC traumatisme crânien
trouble de la conscienceRésumé : La neuropronostication après traumatisme crânien sévère demeure l’un des exercices les plus complexes et les plus engageants de la médecine de réanimation. Dès l’admission, la sédation nécessaire à la prévention des lésions secondaires prive le clinicien de l’examen neurologique, transformant les premiers jours de prise en charge en une zone de pénombre clinique. Aucun signe isolé ne permet aujourd’hui de prédire avec certitude le devenir neurologique. Les scores pronostiques tels qu’IMPACT ou CRASH offrent une aide à la stratification du risque, mais leurs performances restent modérées lorsqu’ils sont utilisés seuls. Les biomarqueurs sériques, longtemps espérés comme outils décisifs, n’ont pas encore trouvé leur place en pratique courante, malgré des résultats prometteurs pour le GFAP et l’UCH-L1. L’électroencéphalogramme occupe une place centrale : un EEG discontinu ou non réactif est associé à un pronostic défavorable, tandis que l’identification d’une dissociation cognitivo-motrice révèle, chez certains patients, une conscience masquée aux implications pronostiques majeures. L’IRM avec séquences de tenseur de diffusion apporte une lecture microstructurale précieuse, permettant de distinguer des profils pronostiques favorables, défavorables ou indéterminés, au prix toutefois d’une logistique lourde et d’une proportion importante de zones grises. Les recommandations récentes convergent vers une approche multimodale, intégrant données cliniques, neuro-imagerie et neurophysiologie, et insistent sur la nécessité de différer toute pronostication avant 72 heures afin d’éviter les prophéties autoréalisatrices. Plus qu’un verdict, la neuropronostication apparaît ainsi comme un chemin clinique collectif, structuré, où le temps devient un allié, et où l’incertitude, éclairée, doit être pleinement assumée. En ligne : https://www.sciencedirect.com/search?pub=Anesth%C3%A9sie+%26+R%C3%A9animation&ci [...] [article]
in Anesthésie & réanimation > vol.12 n°2 (avril 2026) . - 139-144
Titre : Nouveautés sur la pronostication après traumatisme crânien : où en sommes-nous en 2025 ? Type de document : revue Auteurs : Pauline Aubry, Auteur ; Remy Bernard, Auteur ; Vincent Doat Sarfati, Auteur ; Victor Jullien, Auteur ; Léa Meyer, Auteur ; Louis Puybasset, Auteur ; Alice Jacquens, Auteur ; Vincent Degos, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 139-144 Langues : Français Mots-clés : EEG électroencéphalographie
IRM cérébrale
TC traumatisme crânien
trouble de la conscienceRésumé : La neuropronostication après traumatisme crânien sévère demeure l’un des exercices les plus complexes et les plus engageants de la médecine de réanimation. Dès l’admission, la sédation nécessaire à la prévention des lésions secondaires prive le clinicien de l’examen neurologique, transformant les premiers jours de prise en charge en une zone de pénombre clinique. Aucun signe isolé ne permet aujourd’hui de prédire avec certitude le devenir neurologique. Les scores pronostiques tels qu’IMPACT ou CRASH offrent une aide à la stratification du risque, mais leurs performances restent modérées lorsqu’ils sont utilisés seuls. Les biomarqueurs sériques, longtemps espérés comme outils décisifs, n’ont pas encore trouvé leur place en pratique courante, malgré des résultats prometteurs pour le GFAP et l’UCH-L1. L’électroencéphalogramme occupe une place centrale : un EEG discontinu ou non réactif est associé à un pronostic défavorable, tandis que l’identification d’une dissociation cognitivo-motrice révèle, chez certains patients, une conscience masquée aux implications pronostiques majeures. L’IRM avec séquences de tenseur de diffusion apporte une lecture microstructurale précieuse, permettant de distinguer des profils pronostiques favorables, défavorables ou indéterminés, au prix toutefois d’une logistique lourde et d’une proportion importante de zones grises. Les recommandations récentes convergent vers une approche multimodale, intégrant données cliniques, neuro-imagerie et neurophysiologie, et insistent sur la nécessité de différer toute pronostication avant 72 heures afin d’éviter les prophéties autoréalisatrices. Plus qu’un verdict, la neuropronostication apparaît ainsi comme un chemin clinique collectif, structuré, où le temps devient un allié, et où l’incertitude, éclairée, doit être pleinement assumée. En ligne : https://www.sciencedirect.com/search?pub=Anesth%C3%A9sie+%26+R%C3%A9animation&ci [...] Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038172 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible 00038188 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible Pronostic en neuroréanimation / Louis Puybasset in Anesthésie & réanimation, vol.6 n°1 (janvier 2020)
[article] Pronostic en neuroréanimation [revue] / Louis Puybasset, Auteur ; Lionel Velly, Auteur ; Gérard Audibert, Auteur ; Caroline Duracher, Auteur ; Mathilde Chevignard, Auteur . - 2020 . - p.122-130.
Langues : Français
in Anesthésie & réanimation > vol.6 n°1 (janvier 2020) . - p.122-130
Mots-clés : AVC accident vasculaire cérébral
HSA hémorragie sous-arachnoïdienne
lésion cérébrale
neuroréanimation
pronostic
TC traumatisme crânienRésumé : Déterminer le pronostic d’un patient de réanimation après une lésion cérébrale grave est devenu difficile à cause des progrès de la réanimation qui assure la survie des patients, mais parfois au prix de séquelles neurologiques importantes. La prise en charge initiale doit toujours être agressive avec une intensité thérapeutique maximale. Établir un pronostic va être nécessaire pour répondre aux questions des familles. Par ailleurs, l’absence de récupération peut conduire à des décisions de limitation/arrêt des traitements qui doivent être soigneusement documentées. Pour affiner le pronostic, le clinicien dispose de la clinique, de l’imagerie, de l’électrophysiologie et de la biologie. La présente revue inclut le traumatisme crânien, l’accident vasculaire cérébral hémorragique et l’hémorragie sous-arachnoïdienne. Un chapitre spécial est consacré à l’enfant. [article]
in Anesthésie & réanimation > vol.6 n°1 (janvier 2020) . - p.122-130
Titre : Pronostic en neuroréanimation Type de document : revue Auteurs : Louis Puybasset, Auteur ; Lionel Velly, Auteur ; Gérard Audibert, Auteur ; Caroline Duracher, Auteur ; Mathilde Chevignard, Auteur Année de publication : 2020 Article en page(s) : p.122-130 Langues : Français Mots-clés : AVC accident vasculaire cérébral
HSA hémorragie sous-arachnoïdienne
lésion cérébrale
neuroréanimation
pronostic
TC traumatisme crânienRésumé : Déterminer le pronostic d’un patient de réanimation après une lésion cérébrale grave est devenu difficile à cause des progrès de la réanimation qui assure la survie des patients, mais parfois au prix de séquelles neurologiques importantes. La prise en charge initiale doit toujours être agressive avec une intensité thérapeutique maximale. Établir un pronostic va être nécessaire pour répondre aux questions des familles. Par ailleurs, l’absence de récupération peut conduire à des décisions de limitation/arrêt des traitements qui doivent être soigneusement documentées. Pour affiner le pronostic, le clinicien dispose de la clinique, de l’imagerie, de l’électrophysiologie et de la biologie. La présente revue inclut le traumatisme crânien, l’accident vasculaire cérébral hémorragique et l’hémorragie sous-arachnoïdienne. Un chapitre spécial est consacré à l’enfant. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00034006 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible
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