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Ajouter le résultat dans votre panierUne psychiatrie sans psychiatres au service d’une santé mentale sans boussole ? Attention à ne pas être médusé ! / C. Hazif-Thomas in Ethique et santé, vol.23 n°3 (septembre 2026)
[article] Une psychiatrie sans psychiatres au service d’une santé mentale sans boussole ? Attention à ne pas être médusé ! [revue] / C. Hazif-Thomas, Auteur . - 2026 . - 137-140.
Langues : Français
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 137-140
Résumé : La crise de la psychiatrie n'en finit pas de dérouler ses conséquences préjudiciables à l'accès aux soins et à la confiance dans la prise en considération de la santé mentale de nos concitoyens. L'idée forte selon laquelle « La psychiatrie est une responsabilité collective », si elle est le principe cardinal de l'éthique de l'action médicopsychologique et en lien avec la responsabilité populationnelle que la mise en place de la sectorisation psychiatrique a exemplifié depuis la fin des années 1960, ne cadre que bien peu avec les récents slogans de nos politiques érigeant par exemple comme objectif national la perspective du « zéro contention » à l'horizon 2030. [article]
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 137-140
Titre : Une psychiatrie sans psychiatres au service d’une santé mentale sans boussole ? Attention à ne pas être médusé ! Type de document : revue Auteurs : C. Hazif-Thomas, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 137-140 Langues : Français Résumé : La crise de la psychiatrie n'en finit pas de dérouler ses conséquences préjudiciables à l'accès aux soins et à la confiance dans la prise en considération de la santé mentale de nos concitoyens. L'idée forte selon laquelle « La psychiatrie est une responsabilité collective », si elle est le principe cardinal de l'éthique de l'action médicopsychologique et en lien avec la responsabilité populationnelle que la mise en place de la sectorisation psychiatrique a exemplifié depuis la fin des années 1960, ne cadre que bien peu avec les récents slogans de nos politiques érigeant par exemple comme objectif national la perspective du « zéro contention » à l'horizon 2030. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038310 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible Regards croisés sur la psychiatrie et la santé mentale pensées au prisme du biopouvoir / C. Hazif-Thomas in Ethique et santé, vol.23 n°3 (septembre 2026)
[article] Regards croisés sur la psychiatrie et la santé mentale pensées au prisme du biopouvoir [revue] / C. Hazif-Thomas, Auteur ; D. Pian, Auteur . - 2026 . - 141-151.
Langues : Français
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 141-151
Résumé : Évoquer l’évolution de la psychiatrie au prisme du biopouvoir selon les idées de Michel Foucault ne peut se faire sans restituer la dynamique biopolitique dans laquelle s’inscrit la politique de santé mentale. Celle-ci s’est construite autour d’une concurrence du savoir psychiatrique et du droit dans un contexte de mise en avant des droits des malades depuis un quart de siècle, avec l’espoir de mise en place d’une démocratie sanitaire pouvant tout autant bénéficier aux malades affectés de pathologies organiques qu’aux personnes souffrant de troubles mentaux. Le biopouvoir promeut la santé mentale comme idéal collectif et moral, transformant la médecine psychiatrique en instrument de régulation sociale, garante d’une normalité comportementale, avec une prétention scientifique statistique. Le risque éthique est que la psychiatrie quitte le champ du soin pour s’inscrire dans une logique de gouvernementalité, qui encadre les conduites sous couvert de bien-être et de prévention. La donne actuelle que veut embellir la mise en scène de l’année 2025 comme grande cause nationale ne peut faire illusion sur une discipline sinistrée sur laquelle le comité consultatif national d’éthique a sonné l’alerte dans un récent avis encore peu médité par les professionnels de santé mentale. S’il est possible de percevoir la persistance d’un biopouvoir à travers la mission de contrôle social que continue d’assumer la psychiatrie publique, sa carence de moyens et son orientation vers le système général de santé l’empêchent de plus en plus de respecter la singularité psychique des patients les plus en souffrance. [article]
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 141-151
Titre : Regards croisés sur la psychiatrie et la santé mentale pensées au prisme du biopouvoir Type de document : revue Auteurs : C. Hazif-Thomas, Auteur ; D. Pian, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 141-151 Langues : Français Résumé : Évoquer l’évolution de la psychiatrie au prisme du biopouvoir selon les idées de Michel Foucault ne peut se faire sans restituer la dynamique biopolitique dans laquelle s’inscrit la politique de santé mentale. Celle-ci s’est construite autour d’une concurrence du savoir psychiatrique et du droit dans un contexte de mise en avant des droits des malades depuis un quart de siècle, avec l’espoir de mise en place d’une démocratie sanitaire pouvant tout autant bénéficier aux malades affectés de pathologies organiques qu’aux personnes souffrant de troubles mentaux. Le biopouvoir promeut la santé mentale comme idéal collectif et moral, transformant la médecine psychiatrique en instrument de régulation sociale, garante d’une normalité comportementale, avec une prétention scientifique statistique. Le risque éthique est que la psychiatrie quitte le champ du soin pour s’inscrire dans une logique de gouvernementalité, qui encadre les conduites sous couvert de bien-être et de prévention. La donne actuelle que veut embellir la mise en scène de l’année 2025 comme grande cause nationale ne peut faire illusion sur une discipline sinistrée sur laquelle le comité consultatif national d’éthique a sonné l’alerte dans un récent avis encore peu médité par les professionnels de santé mentale. S’il est possible de percevoir la persistance d’un biopouvoir à travers la mission de contrôle social que continue d’assumer la psychiatrie publique, sa carence de moyens et son orientation vers le système général de santé l’empêchent de plus en plus de respecter la singularité psychique des patients les plus en souffrance. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038310 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible La question du diagnostic en psychiatrie / P. Delion in Ethique et santé, vol.23 n°3 (septembre 2026)
[article] La question du diagnostic en psychiatrie [revue] / P. Delion, Auteur . - 2026 . - 152-156.
Langues : Français
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 152-156
Résumé : Après un bref rappel sur l’histoire de la psychiatrie, la question du diagnostic des pathologies mentales est précisée et articulée à la continuité des soins, complément incontournable d’une psychiatrie publique digne de ce nom. Une réflexion sur la relation transférentielle spécifique aux pathologies archaïques (autisme, psychose, schizophrénie, pathologies-limites) est ensuite abordée en lien avec le diagnostic et la prise charge dans la durée. La déstructuration du service public de psychiatrie et la fétichisation du diagnostic au détriment de la prise en charge risquent de nuire gravement à la continuité des soins et d’introduire une rupture éthique dans la fonction soignante qui portera préjudice aux patients. [article]
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 152-156
Titre : La question du diagnostic en psychiatrie Type de document : revue Auteurs : P. Delion, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 152-156 Langues : Français Résumé : Après un bref rappel sur l’histoire de la psychiatrie, la question du diagnostic des pathologies mentales est précisée et articulée à la continuité des soins, complément incontournable d’une psychiatrie publique digne de ce nom. Une réflexion sur la relation transférentielle spécifique aux pathologies archaïques (autisme, psychose, schizophrénie, pathologies-limites) est ensuite abordée en lien avec le diagnostic et la prise charge dans la durée. La déstructuration du service public de psychiatrie et la fétichisation du diagnostic au détriment de la prise en charge risquent de nuire gravement à la continuité des soins et d’introduire une rupture éthique dans la fonction soignante qui portera préjudice aux patients. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038310 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible Extension du domaine du handicap / G. Cotté in Ethique et santé, vol.23 n°3 (septembre 2026)
[article] Extension du domaine du handicap [revue] / G. Cotté, Auteur ; A. Coulombel, Auteur . - 2026 . - 157-162.
Langues : Français
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 157-162
Résumé : Nous voulons mettre en question les effets de l’inflation du terme de handicap dans le champ de la pédopsychiatrie. La mise en œuvre de la loi de 2005 sur le handicap avec la mise en place des « MDPH » associée au développement des approches neurodéveloppementales entraînent un changement de paradigme dans le champ clinique. La dimension du symptôme disparaît au profit de la notion de trouble qu’il s’agit de repérer et de corriger. Toute l’approche psychodynamique qui vient inscrire le symptôme dans une histoire se trouve marginalisée. Le risque serait alors de stigmatiser l’enfant dans un handicap. Nous prendrons deux exemples cliniques. [article]
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 157-162
Titre : Extension du domaine du handicap Type de document : revue Auteurs : G. Cotté, Auteur ; A. Coulombel, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 157-162 Langues : Français Résumé : Nous voulons mettre en question les effets de l’inflation du terme de handicap dans le champ de la pédopsychiatrie. La mise en œuvre de la loi de 2005 sur le handicap avec la mise en place des « MDPH » associée au développement des approches neurodéveloppementales entraînent un changement de paradigme dans le champ clinique. La dimension du symptôme disparaît au profit de la notion de trouble qu’il s’agit de repérer et de corriger. Toute l’approche psychodynamique qui vient inscrire le symptôme dans une histoire se trouve marginalisée. Le risque serait alors de stigmatiser l’enfant dans un handicap. Nous prendrons deux exemples cliniques. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038310 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible Émergence de l’éthique de responsabilité de l’enfance à l’adolescence / C. Mille in Ethique et santé, vol.23 n°3 (septembre 2026)
[article] Émergence de l’éthique de responsabilité de l’enfance à l’adolescence [revue] / C. Mille, Auteur . - 2026 . - 163-169.
Langues : Français
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 163-169
Résumé : La responsabilité n’est pas un concept facile à définir et celle de l’enfant ne saurait se confondre avec celle de l’adulte : cette « présence à soi et à autrui » n’est pas innée et se construit progressivement dans les interrelations, en fonction des règles éducatives, des progrès de la pensée rationnelle, mais aussi de la structuration de la personnalité et des occasions d’expérimenter concrètement sa mise en œuvre dans la relation à soi et aux autres. L’intériorisation de cette « éthique de responsabilité » reste longtemps aléatoire, soumise aux circonstances et influences extérieures, mais il importe de la valoriser aux yeux de l’enfant et de l’adolescent. Il convient cependant de distinguer parmi nos jeunes patients, ceux qui en saisissent la portée et ceux pour qui cette valeur reste étrangère à leur fonctionnement psychique soumis à des limitations ou des contraintes peu mobilisables. La question de leur « responsabilisation » possible est encore l’objet de beaucoup de controverses tant dans les milieux éducatifs que judiciaires. Dans le champ de la pédopsychiatrie, l’enjeu est bien pour chaque soignant d’inscrire la responsabilité dans l’espace thérapeutique tel qu’il se déploie dans la relation duelle en contre-point de celle qu’il se doit d’assumer dans son alliance avec les parents. L’exercice de la responsabilité occupe de fait une place capitale dans l’éthique professionnelle de tous ceux qui sont soucieux du devenir adulte des enfants qui leur sont confiés. [article]
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 163-169
Titre : Émergence de l’éthique de responsabilité de l’enfance à l’adolescence Type de document : revue Auteurs : C. Mille, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 163-169 Langues : Français Résumé : La responsabilité n’est pas un concept facile à définir et celle de l’enfant ne saurait se confondre avec celle de l’adulte : cette « présence à soi et à autrui » n’est pas innée et se construit progressivement dans les interrelations, en fonction des règles éducatives, des progrès de la pensée rationnelle, mais aussi de la structuration de la personnalité et des occasions d’expérimenter concrètement sa mise en œuvre dans la relation à soi et aux autres. L’intériorisation de cette « éthique de responsabilité » reste longtemps aléatoire, soumise aux circonstances et influences extérieures, mais il importe de la valoriser aux yeux de l’enfant et de l’adolescent. Il convient cependant de distinguer parmi nos jeunes patients, ceux qui en saisissent la portée et ceux pour qui cette valeur reste étrangère à leur fonctionnement psychique soumis à des limitations ou des contraintes peu mobilisables. La question de leur « responsabilisation » possible est encore l’objet de beaucoup de controverses tant dans les milieux éducatifs que judiciaires. Dans le champ de la pédopsychiatrie, l’enjeu est bien pour chaque soignant d’inscrire la responsabilité dans l’espace thérapeutique tel qu’il se déploie dans la relation duelle en contre-point de celle qu’il se doit d’assumer dans son alliance avec les parents. L’exercice de la responsabilité occupe de fait une place capitale dans l’éthique professionnelle de tous ceux qui sont soucieux du devenir adulte des enfants qui leur sont confiés. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038310 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible Contention et troubles neurocognitifs – Transgression de l’éthique ou transgression éthique ? / G. Lavigne in Ethique et santé, vol.23 n°3 (septembre 2026)
[article] Contention et troubles neurocognitifs – Transgression de l’éthique ou transgression éthique ? [revue] / G. Lavigne, Auteur ; C. Hazif-Thomas, Auteur . - 2026 . - 170-180.
Langues : Français
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 170-180
Résumé : Le soin porté aux personnes atteintes de troubles neurocognitifs majeurs (TNC), par l’impuissance à laquelle il renvoie le pouvoir médical, suppose des défis qui ne sont pas sans rappeler ceux auxquels ont été confrontés les psychiatres avant l’avènement des neuroleptiques. Les TNC, au premier rang desquels se situe la maladie d’Alzheimer (MA), sont constitués d’un ensemble de maladies caractérisées par une dégradation acquise, significative et durable des fonctions mentales. Les symptômes psychocomportementaux de la démence (SPCD) sont source de difficultés pour les aidants et les soignants, de défi diagnostique et de risques thérapeutiques. Face à ces SPCD et aux dangers auxquels ils peuvent exposer, la contention physique est parfois employée. Les études s’intéressant au vécu des soignants à l’origine de mesures de contention identifient une hétérogénéité des perceptions de leurs indications, et des ressentis contrastés au moment de les mettre en œuvre. Certains soignants ont ainsi rapporté un sentiment de culpabilité, malgré la conviction de l’existence d’un impératif de sécurité du patient et de son entourage. L’ensemble des chartes et recommandations indique en creux que la recherche du bien d’autrui peut passer par le fait de restreindre sa liberté lorsqu’elle renvoie à une autonomie de la volonté défaillante. Mais si la préservation de la sécurité de la personne et de son entourage est bien une motivation fondamentale dans une telle pratique défensive, il est permis de se questionner sur la part de transgression éthique que la contention de la personne âgée peut comporter. Ce questionnement n’est encore que peu retrouvé dans les décisions du psychiatre et la conduite des soins des équipes psychiatriques. [article]
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 170-180
Titre : Contention et troubles neurocognitifs – Transgression de l’éthique ou transgression éthique ? Type de document : revue Auteurs : G. Lavigne, Auteur ; C. Hazif-Thomas, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 170-180 Langues : Français Résumé : Le soin porté aux personnes atteintes de troubles neurocognitifs majeurs (TNC), par l’impuissance à laquelle il renvoie le pouvoir médical, suppose des défis qui ne sont pas sans rappeler ceux auxquels ont été confrontés les psychiatres avant l’avènement des neuroleptiques. Les TNC, au premier rang desquels se situe la maladie d’Alzheimer (MA), sont constitués d’un ensemble de maladies caractérisées par une dégradation acquise, significative et durable des fonctions mentales. Les symptômes psychocomportementaux de la démence (SPCD) sont source de difficultés pour les aidants et les soignants, de défi diagnostique et de risques thérapeutiques. Face à ces SPCD et aux dangers auxquels ils peuvent exposer, la contention physique est parfois employée. Les études s’intéressant au vécu des soignants à l’origine de mesures de contention identifient une hétérogénéité des perceptions de leurs indications, et des ressentis contrastés au moment de les mettre en œuvre. Certains soignants ont ainsi rapporté un sentiment de culpabilité, malgré la conviction de l’existence d’un impératif de sécurité du patient et de son entourage. L’ensemble des chartes et recommandations indique en creux que la recherche du bien d’autrui peut passer par le fait de restreindre sa liberté lorsqu’elle renvoie à une autonomie de la volonté défaillante. Mais si la préservation de la sécurité de la personne et de son entourage est bien une motivation fondamentale dans une telle pratique défensive, il est permis de se questionner sur la part de transgression éthique que la contention de la personne âgée peut comporter. Ce questionnement n’est encore que peu retrouvé dans les décisions du psychiatre et la conduite des soins des équipes psychiatriques. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038310 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible Respecter l’autre : remarques sur l’approche psychanalytique / C. Pisani in Ethique et santé, vol.23 n°3 (septembre 2026)
[article] Respecter l’autre : remarques sur l’approche psychanalytique [revue] / C. Pisani, Auteur . - 2026 . - 181-186.
Langues : Français
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 181-186
Résumé : Le texte interroge « le respect de l’autre » en psychanalyse. Il souligne que ce respect ne se limite pas à des formules convenues comme le respect de la différence ou de la personne, mais s’enracine dans une expérience complexe et éminemment singulière. Trois aspects essentiels sont mis en avant : le respect du symptôme, de la parole et de la part irréductible chez chacun. Freud a montré que le symptôme, bien que déroutant, est l’expression d’un désir inconscient et doit être respecté comme une forme de langage. Ce respect implique d’accepter l’incompréhension initiale et de considérer le symptôme non pas comme une simple entrave, mais comme une solution trouvée par le sujet à un conflit entre désir et défense. Le symptôme est donc indissociable du sujet et révèle sa singularité. Le respect de la parole est également fondamental. C’est l’outil principal pour espérer ouvrir sur le respect de « l’Autre inconscient » qui peut se manifester au-delà de ce que pensait dire le sujet. La psychanalyse doit ainsi considérer la part dérangeante du désir inconscient qui peut choquer la morale commune. La considérer n’amène pas à « réaliser le désir » mais à tenter de le reconnaître pour alléger le symptôme. Enfin, la psychanalyse reconnaît une part irréductible chez chacun, celle qui ne change pas et que paradoxalement le sujet a peur de perdre. C’est la part qui marque l’extrême singularité du sujet, sans doute la plus difficile à affronter mais aussi celle qui peut donner plus de légèreté à l’existence. [article]
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 181-186
Titre : Respecter l’autre : remarques sur l’approche psychanalytique Type de document : revue Auteurs : C. Pisani, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 181-186 Langues : Français Résumé : Le texte interroge « le respect de l’autre » en psychanalyse. Il souligne que ce respect ne se limite pas à des formules convenues comme le respect de la différence ou de la personne, mais s’enracine dans une expérience complexe et éminemment singulière. Trois aspects essentiels sont mis en avant : le respect du symptôme, de la parole et de la part irréductible chez chacun. Freud a montré que le symptôme, bien que déroutant, est l’expression d’un désir inconscient et doit être respecté comme une forme de langage. Ce respect implique d’accepter l’incompréhension initiale et de considérer le symptôme non pas comme une simple entrave, mais comme une solution trouvée par le sujet à un conflit entre désir et défense. Le symptôme est donc indissociable du sujet et révèle sa singularité. Le respect de la parole est également fondamental. C’est l’outil principal pour espérer ouvrir sur le respect de « l’Autre inconscient » qui peut se manifester au-delà de ce que pensait dire le sujet. La psychanalyse doit ainsi considérer la part dérangeante du désir inconscient qui peut choquer la morale commune. La considérer n’amène pas à « réaliser le désir » mais à tenter de le reconnaître pour alléger le symptôme. Enfin, la psychanalyse reconnaît une part irréductible chez chacun, celle qui ne change pas et que paradoxalement le sujet a peur de perdre. C’est la part qui marque l’extrême singularité du sujet, sans doute la plus difficile à affronter mais aussi celle qui peut donner plus de légèreté à l’existence. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038310 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible Le post réanimation, un éclairage expérientiel, philosophique et psychologique / E. Aebischer in Ethique et santé, vol.23 n°3 (septembre 2026)
[article] Le post réanimation, un éclairage expérientiel, philosophique et psychologique [revue] / E. Aebischer, Auteur ; E. Marty Petit, Auteur ; G. Thiery, Auteur . - 2026 . - 189-195.
Langues : Français
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 189-195
Résumé : Un séjour en réanimation impacte les patients et leurs proches sur le long terme. Ils en subissent les conséquences, tels que des troubles anxio-dépressifs, et souvent un syndrome de stress post-traumatique. Ces constatations ont poussé les soignants de réanimation à créer des consultations ou hôpitaux de jour post réanimation accompagnés d’études scientifiques pour évaluer ce syndrome post-réa. En complément de cette approche, les auteures proposent d’aborder la période du post réanimation à travers un éclairage psychologique et philosophique, en dialogue avec l’expérience d’une patiente afin de mettre en avant les implications à moyen et long terme d’un séjour en réanimation selon trois axes : la redéfinition du post réanimation, vivre avec l’autre et exister après cette expérience profondément bouleversante du fait de sa dimension traumatique. [article]
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 189-195
Titre : Le post réanimation, un éclairage expérientiel, philosophique et psychologique Type de document : revue Auteurs : E. Aebischer, Auteur ; E. Marty Petit, Auteur ; G. Thiery, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 189-195 Langues : Français Résumé : Un séjour en réanimation impacte les patients et leurs proches sur le long terme. Ils en subissent les conséquences, tels que des troubles anxio-dépressifs, et souvent un syndrome de stress post-traumatique. Ces constatations ont poussé les soignants de réanimation à créer des consultations ou hôpitaux de jour post réanimation accompagnés d’études scientifiques pour évaluer ce syndrome post-réa. En complément de cette approche, les auteures proposent d’aborder la période du post réanimation à travers un éclairage psychologique et philosophique, en dialogue avec l’expérience d’une patiente afin de mettre en avant les implications à moyen et long terme d’un séjour en réanimation selon trois axes : la redéfinition du post réanimation, vivre avec l’autre et exister après cette expérience profondément bouleversante du fait de sa dimension traumatique. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038310 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible Actualisation des repères déontologiques et éthiques de la prescription de placebo en médecine au regard des travaux sur le placebo honnête / F. Berna in Ethique et santé, vol.23 n°3 (septembre 2026)
[article] Actualisation des repères déontologiques et éthiques de la prescription de placebo en médecine au regard des travaux sur le placebo honnête [revue] / F. Berna, Auteur ; G. Durand, Auteur ; R. Boussageon, Auteur . - 2026 . - 196-208.
Langues : Français
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 196-208
Résumé : L’utilisation de placebos est courante en médecine mais présente de multiples enjeux éthiques et déontologiques. Les débats sur ce sujet incluent les médicaments et interventions thérapeutiques n’ayant pas fait la preuve d’une efficacité supérieure au placebo. Nous proposons d’actualiser des repères éthiques et déontologiques encadrant la prescription médicale pour répondre à l’embarras des instances de tutelle et de réflexion éthique en médecine à l’égard du placebo. En rappelant que les prescriptions de placebos à l’insu du patient ne respectent pas la règle d’une information claire et loyale du patient, nous soulignons que l’information telle qu’elle est généralement délivrée au patient préalablement à la prescription d’un traitement est plus partielle qu’éclairée. Elle omet en effet d’informer le patient de l’efficacité qu’auraient un placebo ou une absence d’intervention dans sa situation. Or, des données scientifiques documentent parfois cette efficacité. Enfin, les recherches croissantes sur le placebo honnête (prescrit en toute transparence) montrent que ce dernier est plus efficace qu’une absence d’intervention et qu’un placebo délivré en insu quand existe une sensibilité à l’effet placebo. La tromperie n’étant pas nécessaire à son efficacité, le placebo honnête représente une option thérapeutique potentiellement pertinente et peu iatrogène. En conclusion, notre article propose un cadre conceptuel et pratique permettant de concilier qualité des soins, autonomie du patient et rigueur scientifique, dans le respect de l’information éclairée et du libre choix du patient. Des ordonnances-types sont élaborées pour servir de modèle et guider la prescription. Leur évaluation empirique est nécessaire avant tout transfert en pratique courante. [article]
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 196-208
Titre : Actualisation des repères déontologiques et éthiques de la prescription de placebo en médecine au regard des travaux sur le placebo honnête Type de document : revue Auteurs : F. Berna, Auteur ; G. Durand, Auteur ; R. Boussageon, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 196-208 Langues : Français Résumé : L’utilisation de placebos est courante en médecine mais présente de multiples enjeux éthiques et déontologiques. Les débats sur ce sujet incluent les médicaments et interventions thérapeutiques n’ayant pas fait la preuve d’une efficacité supérieure au placebo. Nous proposons d’actualiser des repères éthiques et déontologiques encadrant la prescription médicale pour répondre à l’embarras des instances de tutelle et de réflexion éthique en médecine à l’égard du placebo. En rappelant que les prescriptions de placebos à l’insu du patient ne respectent pas la règle d’une information claire et loyale du patient, nous soulignons que l’information telle qu’elle est généralement délivrée au patient préalablement à la prescription d’un traitement est plus partielle qu’éclairée. Elle omet en effet d’informer le patient de l’efficacité qu’auraient un placebo ou une absence d’intervention dans sa situation. Or, des données scientifiques documentent parfois cette efficacité. Enfin, les recherches croissantes sur le placebo honnête (prescrit en toute transparence) montrent que ce dernier est plus efficace qu’une absence d’intervention et qu’un placebo délivré en insu quand existe une sensibilité à l’effet placebo. La tromperie n’étant pas nécessaire à son efficacité, le placebo honnête représente une option thérapeutique potentiellement pertinente et peu iatrogène. En conclusion, notre article propose un cadre conceptuel et pratique permettant de concilier qualité des soins, autonomie du patient et rigueur scientifique, dans le respect de l’information éclairée et du libre choix du patient. Des ordonnances-types sont élaborées pour servir de modèle et guider la prescription. Leur évaluation empirique est nécessaire avant tout transfert en pratique courante. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038310 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible Les enjeux éthiques liés au transfert d’embryon post-mortem chez le couple hétérosexuel / A.L. Maltis in Ethique et santé, vol.23 n°3 (septembre 2026)
[article] Les enjeux éthiques liés au transfert d’embryon post-mortem chez le couple hétérosexuel [revue] / A.L. Maltis, Auteur ; A. Geng, Auteur ; S. Frache, Auteur . - 2026 . - 209-213.
Langues : Français
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 209-213
Résumé : En France, en 1982, naît le premier « bébé-éprouvette » qui marquera un tournant décisif dans l’Assistance médicale à la procréation (AMP). Depuis 2021, la loi de bioéthique a permis une ouverture plus importante à l’AMP, tout en maintenant l’interdiction au recours à l’AMP post-mortem, que ce soit via une insémination, un transfert d’embryon ou une gestation pour autrui. Le présent article s’intéresse aux enjeux éthiques liés aux couples hétérosexuels ayant bénéficié d’une fécondation in vitro avec leurs propres gamètes. En analysant les problématiques liées au décès de l’un des membres du couple, il met en lumière les différences de statuts entre les embryons in vivo et les embryons in vitro et, de surcroît, les « droits parentaux » qui en résultent. À l’heure actuelle, l’interdiction de l’AMP post-mortem, et notamment du transfert d’embryon, est justifiée par la dissolution du projet parental à la mort d’un des conjoints. Toutefois, cette interdiction soulève des questions autour de l’autonomie, de l’équité entre les sexes, des stratégies économiques, mais également de l’intérêt de l’enfant à naître. Enfin, cet article invite à la réflexion sur l’évolution juridique en comparant les législations étrangères ayant légalisé l’AMP post-mortem avec le droit français actuel. [article]
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 209-213
Titre : Les enjeux éthiques liés au transfert d’embryon post-mortem chez le couple hétérosexuel Type de document : revue Auteurs : A.L. Maltis, Auteur ; A. Geng, Auteur ; S. Frache, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 209-213 Langues : Français Résumé : En France, en 1982, naît le premier « bébé-éprouvette » qui marquera un tournant décisif dans l’Assistance médicale à la procréation (AMP). Depuis 2021, la loi de bioéthique a permis une ouverture plus importante à l’AMP, tout en maintenant l’interdiction au recours à l’AMP post-mortem, que ce soit via une insémination, un transfert d’embryon ou une gestation pour autrui. Le présent article s’intéresse aux enjeux éthiques liés aux couples hétérosexuels ayant bénéficié d’une fécondation in vitro avec leurs propres gamètes. En analysant les problématiques liées au décès de l’un des membres du couple, il met en lumière les différences de statuts entre les embryons in vivo et les embryons in vitro et, de surcroît, les « droits parentaux » qui en résultent. À l’heure actuelle, l’interdiction de l’AMP post-mortem, et notamment du transfert d’embryon, est justifiée par la dissolution du projet parental à la mort d’un des conjoints. Toutefois, cette interdiction soulève des questions autour de l’autonomie, de l’équité entre les sexes, des stratégies économiques, mais également de l’intérêt de l’enfant à naître. Enfin, cet article invite à la réflexion sur l’évolution juridique en comparant les législations étrangères ayant légalisé l’AMP post-mortem avec le droit français actuel. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038310 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible La dignité du corps humain en post-mortem / S. Gharsellaoui in Ethique et santé, vol.23 n°3 (septembre 2026)
[article] La dignité du corps humain en post-mortem [revue] / S. Gharsellaoui, Auteur ; O. Bouzid, Auteur ; S. Ben Abderrahim, Auteur . - 2026 . - 214-221.
Langues : Français
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 214-221
Résumé : La dignité post-mortem et le respect du corps humain constituent une problématique centrale à l’interface du droit, de l’éthique et de la médecine légale. Malgré la reconnaissance juridique de la protection du corps après la mort, les pratiques médico-légales contemporaines soulèvent des interrogations quant à la cohérence entre les principes proclamés et leur application concrète, notamment dans des contextes sensibles tels que l’autopsie, le don d’organes, les catastrophes et les crises sanitaires. Il s’agit d’une étude descriptive fondée sur une revue narrative de la littérature. Les sources ont été sélectionnées à partir de bases de données scientifiques ainsi que de documents normatifs nationaux et internationaux. Les critères d’inclusion concernaient les publications abordant les aspects éthiques, juridiques et médico-légaux du respect de la dignité post-mortem. L’analyse met en évidence une tension persistante entre les impératifs scientifiques, judiciaires et sanitaires et l’exigence éthique de respect de la dignité du défunt. Les principales situations pratiques posant des problèmes sont l’absence de consentement explicite lors des autopsies, les enjeux liés au prélèvement d’organes, la gestion des corps en contexte de catastrophes ou d’épidémies ainsi que les pratiques de conservation et d’enseignement anatomique. Ces résultats soulignent la nécessité d’une approche bioéthique harmonisée, fondée sur la retenue, la proportionnalité et le respect symbolique du corps humain. Le renforcement de la formation éthique des professionnels, l’instauration d’instances de réflexion en médecine légale et la sensibilisation du public apparaissent essentiels pour garantir une protection effective de la dignité post-mortem. [article]
in Ethique et santé > vol.23 n°3 (septembre 2026) . - 214-221
Titre : La dignité du corps humain en post-mortem Type de document : revue Auteurs : S. Gharsellaoui, Auteur ; O. Bouzid, Auteur ; S. Ben Abderrahim, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : 214-221 Langues : Français Résumé : La dignité post-mortem et le respect du corps humain constituent une problématique centrale à l’interface du droit, de l’éthique et de la médecine légale. Malgré la reconnaissance juridique de la protection du corps après la mort, les pratiques médico-légales contemporaines soulèvent des interrogations quant à la cohérence entre les principes proclamés et leur application concrète, notamment dans des contextes sensibles tels que l’autopsie, le don d’organes, les catastrophes et les crises sanitaires. Il s’agit d’une étude descriptive fondée sur une revue narrative de la littérature. Les sources ont été sélectionnées à partir de bases de données scientifiques ainsi que de documents normatifs nationaux et internationaux. Les critères d’inclusion concernaient les publications abordant les aspects éthiques, juridiques et médico-légaux du respect de la dignité post-mortem. L’analyse met en évidence une tension persistante entre les impératifs scientifiques, judiciaires et sanitaires et l’exigence éthique de respect de la dignité du défunt. Les principales situations pratiques posant des problèmes sont l’absence de consentement explicite lors des autopsies, les enjeux liés au prélèvement d’organes, la gestion des corps en contexte de catastrophes ou d’épidémies ainsi que les pratiques de conservation et d’enseignement anatomique. Ces résultats soulignent la nécessité d’une approche bioéthique harmonisée, fondée sur la retenue, la proportionnalité et le respect symbolique du corps humain. Le renforcement de la formation éthique des professionnels, l’instauration d’instances de réflexion en médecine légale et la sensibilisation du public apparaissent essentiels pour garantir une protection effective de la dignité post-mortem. Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 00038310 Rev Revue Centre de documentation Présentoir Disponible
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